Un soir d'été

 

Oh ! mon ami, te souviens-tu de ce soir-là ?

Nous étions assis sur un banc, seuls, toi et moi.

Le ciel de velours étoilé était clément.

La lune, sans pudeur, nous épiait effrontément.

 

Devant nous, au lointain, la ville illuminée,

Entourant  l'imposante cathédrale dressée,

De ses bruits constants et assourdis bourdonnait,

Tout en se laissant gracieusement admirer.

 

Paisibles, nous devisions de tout et de rien

De notre vie, du monde, de Dieu, du mal, du bien

Quand, par hasard, passait doucement un ange

Nos silences restaient encore un échange.

 

Le temps passé dans cette douce harmonie

Nous a paru plutôt court et nous a surpris.

Deux heures du matin allaient bientôt s'annoncer.

La tiède nuit avait donc si vite avancé ?

Nous avons alors cessé nos longs bavardages

Croyant que, si tard, c'était certainement sage.

 

Pourquoi le bonheur nous est-il toujours conscient

Lorsqu'il ne fait plus partie de l'instant présent ?

 

[Auteur : Michèle A.]

 

Les poèmes de Michèle A.

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