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Ma Mimi
Lorsque
je t’ai vue la première fois
Je me
souviens, c’était en Savoie
Toute
petite dans une grange à foin
Je me
suis dis, tu es trop belle, viens.
Tu es
partie sans demander ton reste
J’ai
couru, pour te rattraper, petite peste
Je ne
pouvais envisager te voir partir
Je
n’avais qu’une idée, t’attraper, te ravir.
Dans mes
bras alors que mes caresses
Sur ton
doux pelage passaient, sans cesse
Petite
sauvageonne, pourtant, tu m’as griffé
Obstiné,
à nouveau je t’ai reprise, serrée.
Je t’ai
emmenée vers ta nouvelle adresse
Mon
domicile est devenu le tien, enfin
Tu as
fini par l’adopter, chez nous tu étais bien
Tu m’as
donné tant d’amour, de tendresse.
Pendant
près de vingt ans, tes jolis yeux
M’ont
fixé, épié, nous étions heureux.
Ton
pelage tricolore, respirait la santé
Plus
tard, avec amour tu m’as regardé.
Comme
pour dire, je sais que je vais partir
Je suis
vieille, usée, je n’ai plus d’envies,
Ne
pouvant accepter de te laisser souffrir
Un jour
j’ai dû faire mettre fin à ta vie.
Je suis
seul, mais tu es toujours là
Dans mon
cœur, encore tu seras.
Tu le
sais, je ne t’ai pas remplacée
Tu as
été
et restera, ma minette aimée.
Jean
Mollier

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