|

Ma mémé
Tu étais petite, fragile, ma mémé
Tu savais ce que veut dire aimer.
Ton prénom aujourd’hui disparu
Mais dans nos cœurs il reste l’élu.
Tu te prénommais Eulalie
Mais nous t’appelions, la lalie.
Lorsque l’heure du repas venait
J’étais aux aguets, je furetais.
Je te suivais partout, regardant
Ce que tu allais faire, ma mémé.
Le manger pour tous tes affamés,
Tes beignets aux pommes, succulents.
L’odeur de ta cuisine, régalait mes
narines
Tes cuisses de grenouilles à la
farine
Le lait tout chaud que tu venais de
traire
Dans un bol tu en versais, pour me
plaire.
En ce temps là, c’était le bon temps
Tout cela n’est plus qu’un beau
passé.
Mais quels souvenirs, grand- maman,
J’y pense la nuit, lorsque je suis
éveillé.
Nous savions, que tu n’étais pas
riche
De tout ton cœur, tu nous as gâtés.
Alors, nous tous qui t’avons tant
aimée
Pour cela, nous te disons, reviens,
chiche.
Grand-mère, Mémé, nous tous
t’aimons.
Jean Mollier de France

Retour au
menu
Le coin des
poètes
Accueil
|