Le vieux chalet

 

Là-haut sur la montagne,

L’était un vieux chalet.

Oh combien j’aimais

Que tu me fredonnes cette chanson.

Tu y mettais tellement de conviction,

Que même ces paroles si tristes

Me berçaient et me rassuraient.

Je savais que si tu chantais,

C’est que ton humeur était bonne.

Impulsif et impétueux,

De la montagne comme de toi,

Il fallait se méfier,

Car il suffisait de peu,

Pour que très vite change la donne !

La montagne…

Monument de la nature en puissance,

Avec elle, il y a tellement de concordances.

C’est pour cela que je puis

Avec elle te comparer.

Elle est le résultat de tant

D’années d’un travail gigantesque

Et acharné, la nature s’est surpassée !

Comme toi tu l’avais fait,

Pour pouvoir y arriver.

Elle dégage une telle force

Et une telle beauté dans ses paysages,

C’est ce que je retrouve aujourd’hui,

Dans tes ouvrages.

Je ne peux pas de toi,

Donner meilleure image.

La montage, si belle à regarder,

Pourtant pleine de mystères,

Nous dévoile ses faces cachées,

Aux pics d’allégresse et de colère.

Elle sait nous donner

Des instants de bonheur intense,

Placide  calme et sereine,

En un éclair, elle devient

Grondante, menaçante et effrayante,

Tout comme toi tu l’étais

Quand la rage te montait au nez !

Soudain, de toi nous avions peur,

Ca marque quand on est

Au cœur de l’enfance.

Le calme revenu dans la vallée,

A nouveau tu savais nous donner

Amour, tendresse et bonté.

Tu redevenais ce père que j’aimais,

Ce roc puissant et fort

Qu’à mes yeux rien ne pouvait

Ebranler, jusqu’à ce jour,

Où je t’ai vu tomber en poussière…

La maladie, la souffrance et la déchéance,

S’étaient unis pour, à la vie, t'arracher,

Comme l’avaient fait, la neige et les rochers,

Emportant avec eux ce vieux chalet,

Et un des hommes que j’aimais

Le plus au monde.

Me laissant seule avec ma peine,

Et mon désarroi.

Cette fois c’est au plus profond

De ton orgueil, que tu as été touché,

La montagne n’a pas entendu ta chanson,

Tu n’as pas été supérieur à elle

Cette fois ! Elle a eu raison de toi !

Nous plongeant tous dans la peine

Et dans le deuil.

Je dédie ce poème à

MON PÈRE

Qui nous a quitté

Trop tôt dans l’âge.

Un homme coléreux, certe,

Mais bon et généreux.

Un homme plein de courage

Et de volonté, que je vénère

Et dont j’honore la mémoire

Même après tant d’années !

A TOI MON PAPA

 

TA POUPIE

Poèmes Poupie

 

 

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