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La solitude
Ô
combien la solitude nous pèse
Elle qui dans notre vie nous lèse
Nous qui rêvions, bonheur et joie
On nous a enlevé notre autrefois.

Il y avait, dès notre plus jeune âge
Notre maman qui nous entourait
Notre papa nous disait, sois sage
Et puis, petit à petit, ils partaient.

Tous ceux que nous aimions tant
Parents, épouse, époux, pourtant
Parfois même un frère, une soeur
Que nous aimions de tout cœur.

Que de bons et mauvais souvenirs
Nous rappellent à la dure réalité
Oui, maintenant nous sommes seuls
A
ressasser toute notre vie passée.

Ô
que je voudrais revenir en arrière
Au lieu de regarder par la fenêtre
Tout ce qui se passe, devant, derrière,
Ah que j’aimerais tant ne plus être

Devant l’indifférence, parfois l’ironie
Ils disent ce sont des légumes sans vie.
Ils sont vieux, et ne servent plus à rien
La solitude, c’est le bout du chemin.

Certain se révoltent, tentent, c’est bien
De refaire encore, un bout de chemin
Avec une compagne, ou un compagnon
Car après tout, il faut se faire une raison.

Il vaut mieux vivre en n’étant plus seul
Que d’aller et venir pour tuer le temps
Avec celle ou celui, qui pour autant
Ne nous fera pas oublier notre deuil.

Voici mes très chers frères et sœurs
Pour celles ou ceux qui le veulent
Une manière de ne plus être seul
Aspirer à deux à un nouveau bonheur.
Jean Mollier de France

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