ans une ferme du Val-de-Travers
Naissait une petite fille.
De sa petite enfance
Je n’ai point eu connaissance.
Bien qu’avec ses jolis yeux qui pétillent
Elle devait être drôlement jolie.

Quand elle devint une jeune fille
Elle perdit ce qu’elle avait
de plus cher
Son papa et sa maman.
Elle passa par de terribles moments
Alors ses yeux qui pétillent
Laissèrent couler ses larmes
les plus amères.

Mais la jeune fille grandit, et fière
Pour la plaine elle s’en fut habiter.
Emmenant son cousin, son oncle et sa
grand-mère
On la vit arriver toute menue à l’Allée des
Marronniers.

Pendant quelques années, elle alla gagner
Dans une fabrique, quelques sous bien
mérités.
Cheveux au vent, on la vit passer
Dans les rues du village, toujours
soigneusement habillée.

Puis quelques temps après ceci,
Elle rencontra un certain Michel
Il tomba fou amoureux d’elle
Et comme vous l’aurez deviné, celui-ci
devint son mari.

Ensuite les années passèrent
De leur union naquirent deux beaux garçons.
Elle fit son devoir de mère exemplaire
Elle les aima, les choya avec amour et passion.

Sa vie, elle la dédia complètement
Au bien-être de son mari, ses enfants, son
oncle et sa grand-maman.
Aussi, si un jour l’on devait décerner
La médaille du meilleur infirmier
Après tant d’années à dorloter, panser,
soigner,
Sans examen préalable, elle lui serait
accordée.

Voilà en grand raccourci
Le destin de mon amie.
Mais Dieu merci, c’est loin d’être fini
Aussi à l’an prochain je vous convie
Pour la suite de mon histoire
Qui aura eut, j’en ai l’espoir
Pour quelques instants, retenu votre attention.
Ceci, cela va sans dire, sans aucune prétention.

