Elle
s'est envolée comme un petit oiseau
Qui a
quitté son nid caché dans les roseaux
Elle
n'avait plus qu'un peu de chair sur ses vieux os
Elle
a pris son envol comme un cygne sur l'eau.
Elle
s'est affaissée sans vous dire un seul mot
Un
petit brin de vie la maintenait encore
Elle
a fermé les yeux, son visage était beau
Elle
a serré ta main dans un dernier effort.
On
nous a dit qu'il faut un jour mourir comme elle
La
vie disparaissant en même temps que l'âme
Comme
une lumière d'une blanche chandelle
Dont
un souffle suffit pour effacer la flamme.
Tout
un pan de ta vie s'en allait avec elle
Tu me
disais "Enfin ! Ses douleurs ne sont plus!
Ce
qui va me manquer, c'est la douce étincelle
De
ses yeux malicieux qui m'ont toujours émue".
Si tu
savais combien je te sens orpheline
Depuis son grand départ pour ces terres lointaines
Je te
consolerais en chantant en sourdine
Ces
refrains d'autrefois et ces vieilles rengaines.
Tes
yeux sont en larmes, ton estomac se noue
Qui
viendra donc combler dans ton coeur ce grand trou
Qu'elle a fait en partant ? Dieu seul doit savoir où !
Je
suis tout près de toi et je prie à genoux !
Nul
ne pourra ôter sa photo de ton coeur
Regarde ! Je suis là, je suis à tes côtés
Et si
là-haut elle est nageant dans le bonheur
Moi
je suis avec toi uni par la pensée !
Philippe Brat