
Lorsque j’étais enfant, et
que, assis à califourchon
Sur le cadre du vélo, les
mains crispées au guidon,
Mon père, m’emmenait avec lui,
au jardin potager,
Situé tout à l’autre bout du
village, en fin de soirée,
Après sa longue journée de
travail à la pharmacie.
Que j’étais fier de parcourir
la grande rue ainsi.
Il me semblait que j’étais
seul le pilote de ce vélo,
Et que sur les trottoirs, les
gens me criaient bravo.
Pendant un instant je me
prenais pour un champion,
Porté dans un autre monde,
jusqu’au retour à la maison.
Je crois que mon père
lui-même, était très heureux,
De ces moments que nous
vivions tous les deux.
Il était très doux, très
tendre, très attentif et patient,
Et n’hésitait pas à prendre
avec moi un peu de temps.
Je me souviens, encore plus
petit, assis sur ses genoux,
Il me grattait dans le dos de
ses doigts très doux,
Car il savait que ce câlin
préféré me transportait
Sur un nuage, et que doucement
mes yeux se fermaient.
Que c’était bon, et agréable
de sentir cette affection,
De sentir son souffle sur ma
nuque, et sa respiration.
De toute ma jeunesse, je n’ai
que de bons souvenirs,
De ce père qui m’a choyé et
aimé en me voyant grandir.
J’en suis toujours très fier,
lorsque l’on parle de lui,
Et je pense que je n’ai qu’un
seul regret aujourd’hui,
C’est de ne pas lui avoir
assez dit combien je l’aimais.
Car, après tant d’années
passées, le petit garçon que j’étais,
Se souvient, de ces beaux
moments écoulés, avec nostalgie,
Et n’oubliera jamais qu’il a
eu la chance d’avoir un papa chéri.
[
Auteur : Jean Paul ]
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