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Souvenirs
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Le
ciel est gris et maussade
Mon
esprit aujourd’hui vagabonde
Le
temps n’est pas à la promenade
Les
trottoirs ne sont point rempli de monde.
Les
rares promeneurs qui se croisent
Arborent
un air las et fatigué
L’humeur
générale n’est pas grivoise
Les
passants poursuivent leur chemin le regard attristé.
Soudain
une fillette surgi de nulle part
Gaie,
un ballon rouge sous le bras
Je
la regarde passer, à l’écart
Dans
mon cœur déchiré, Dieu qu’il fait froid
Cela
me reporte au temps de ma jeunesse
Où
tout était si beau si différent
Au
temps où il y avait de l’allégresse
Temps
béni où nous élevions nos enfants.
Que
la vie me semble soudain brève
Ne
laissant surgir en moi que des souvenirs
En
cette triste journée qui s’achève
Impossible
retour, ne me faisant que souffrir.
Colette

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