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Après la vie,
l’esprit
Je ne suis pas
croyant, je suis athée
Je respecte
ceux qui croient en Dieu
Mais après
tant d’années passées
Alors que je
suis devenu vieux.
Malgré moi je
ne crois plus en rien
Le tout
premier homme né sur terre
Avait peur de
la mort, pauvre terrien
Un orage lui
faisait peur et se taire.
Il courait
vers sa caverne, se cachait
Emmenant les
siens, tremblants de peur
Ils ne
comprenaient pas ce qui arrivait
Tel un
orang-outan grognant, rageur.
Les
millénaires passaient, les ans aussi
Le primate
devint l’homme d’aujourd’hui
Les religions,
naissaient selon les lieux
C’est ainsi
que chacun créa son dieu.
La
superstition, apparaissait peu à peu
Une autre vie
après la mort, existait
Disaient les
intellectuels peu scrupuleux
A ceux,
ignares, qui les écoutaient.
Alors pourquoi
avoir autant de dieux
Qui prêchent
la bonté, le respect d’autrui
Laissent
mourir, enfants, femmes, vieux
Innocentes
victimes de l’homme instruit.
Pourquoi,
n’arrêtent-ils pas ces guerres
Laissant dans
ma bouche un goût amer
Affament les
petites gens qui ont faim
Qui chaque
jour ont peur du lendemain.
Ainsi il en
est qui croient en une seconde vie
Nos chers
êtres disparus nous font des signes
Les ampoules
clignotent, c’est inouï
Pour faire
comprendre qu’ils sont là, dignes.
Ce n’est pas
parce qu’ils ne sont pas là
Qu’ils ne nous
voient pas, ils nous aident
Ils veillent
sur nous, guident nos pas
Ils ont peur
qu’en plus ils ne nous perdent.
Certains, chez
un médium, autour d’une table
Entrent en
conversation avec ceux qui sont partis
Ma fille
cadette a cru voir sa défunte sœur dans son lit
Un court
instant la regardant, souriante, ineffable.
Puis elle me
dit, France aimait écrire des poèmes
Dis moi
pourquoi, toi qui écrivais si bien des lettres
T’est-il venu
ce besoin il y a deux ans, de t’y mettre
Ne crois-tu
pas qu’elle t’a dit, mon papa tu m’aimes.
Alors
continue, fais comme moi, laisse parler ton cœur
Ecris-moi de
jolis poèmes, moi qui ne peux le faire
J’avoue avoir
été un instant bouche bée, quel bonheur
Devant tant de
mystère, il est préférable de se taire.
Un Dieu a dit
il y a plus de deux mille ans
Tu es né
poussière, tu retourneras poussière
En attendant,
quoiqu’on en dise, je réitère
Que je ne
crois pas, je reste athée, non croyant.
Jean Mollier

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